Nos Objectifs


Notre association a pour but de:


Militer pour le retrait du transsexualisme de la liste des maladies mentales (=dépsychiatrisation). Cette classification (au sein des troubles de l'identité) est stigmatisante et a des répercution sur notre quotidien, à commencer par le fait que les psychiatres se sont emparés de nos vies en choisissant à notre place si nous avons le droit ou pas d'effectuer une transition. Autre exemple: la quasi-totalité des ouvrages français traitant de transidentité à un niveau théorique ('gender studies') est écrit par des universitaires qui ne sont pas trans et qui parlent à notre place, sans avoir contacté d'associations trans.

Se battre pour une modification simplifiée de l'Etat Civil, c'est-à-dire les prénoms et la mention du sexe. Bien que rien dans la loi ne l'exige, l'usage fait que seules les personnes ayant été stérilisées chirurgicalement peuvent obtenir en France la modification de la mention du sexe. Les tribunaux exigent parfois une expertise pour vérifier que la personne soit bien trans. Ces expertises sont basées sur des critères souvent absurdes (par exemple vérifier qu'un homme transsexuel ne s'épile pas ou bien est capable de faire plusieurs séries de pompes!) ou humiliants (vérification de la profondeur du vagin par toucher vaginal, souvent vécu comme un viol légal). Les trans mariés ont également obligation de divorcer préalablement au changement d'Etat Civil, le mariage homosexuel étant interdit en France.

Obtenir un accès simplifié au traitement hormonal et aux interventions chirurgicales pour les personnes souhaitant en bénéficier. La plupart des endocrinologues n'acceptent de suivre une personne trans que si elle a l'aval d'un psychiatre. Or, de nombreux psychiatres ne se contentent pas de vérifier que la personne ne souffre pas de troubles quelconques: beaucoup essayent tout simplement de guérir leur patient ou ne leur disent qu'après plusieurs années qu'ils ne pourront rien pour eux et ne sont pas capables de les aider. D'autres psychiatres veulent avoir la certitude que leur patient possède la psychologie d'une personne du genre qu'elle dit avoir, et s'arrêtent à des considérations souvent sexistes (tel psychiatre considèrera que sa patiente MtF n'est pas vraiment une femme car elle ne porte jamais de robes ou ne se maquille pas, tel autre considèrera qu'un FtM ne peut se prétendre être un homme s'il aime les hommes). Nous demandons donc un accès simplifié au traitement hormonal en pouvant avoir accès à un endocrinologue directement par son médecin traitant et sans obligation de suivi psychiatrique.

Pouvoir se faire rembourser les interventions effectuées à l'étranger. Les opérations de réassignations sexuelles effectuées en France donnant des résultats moindres que celles pratiquées dans d'autres pays, beaucoup de personnes vont se faire opérer à l'étranger. Certaines interventions ne sont d'ailleurs tout simplement pas pratiquées dans notre pays (métaoidioplastie). S'il existe une possibilité de se faire rembourser les soins pratiqués en Europe, le remboursement des opérations effectuées ailleurs est rare. Nous demandons donc que ces interventions soient prises en charge au même titre que si elles avaient été pratiquées en France.

S'engager dans différentes Marches de visibilités. La visibilisation des trans est primordiale à nos yeux. A ce titre, nous participons à des marches de visibilités telles que l'Existrans, mais aussi la Marche des Fiertés LGBT ou encore la Marche de la Journée Mondiale contre le SIDA (d'après Act-Up, 30% des MtF seraient touchées par le VIH).

Défendre les personnes trans victimes de discriminations, que ce soit sur leur lieu de travail, dans leur suivi médical ou leur vie quotidienne. La discrimination contre les personnes trans n'est pas inscrite dans la loi comme peuvent l'être celle contre les étrangers, les femmes, les personnes handicapés ou les homosexuels. Cependant, il n'en demeure pas moins que même si la transphobie n'est pas un facteur aggravant, toute discrimination est interdite et doit être combattue.